Poésies

12 Haïkus pour RENOUER AVEC SOI

 

Réalisation

Puissance infinie de Paix

Papillon s’envole

Espace infini

Plein d’indicible douceur,

Tel est mon royaume

Petit soi s’incline

Humble devant le grand Soi

Pour servir la Vie

Invocation du nom

Incandescente pureté

De Balayogi

Force jaillissante

Immensité sidérale

Du cœur de la fleur

L’autre est ma force

Présence démultipliée

Dans l’unité

Cœur débordant

Rayonnement, joie, Jean-Paul

Grosse boule d’amour

La vie danse

Eternellement de la Source

L’évidence

Doigt du créateur

Pointe l’insondable quiétude

Du prince de la Paix

La vie se déploie

Aux confins des galaxies

En éclat de rire

Pour me retrouver

Je suis prêt à tout lâcher

En perles de rosée

Grâce des grâces

Présence de toutes présences

Claudette, merci !

 

avril 2013

après un atelier avec Claudette Vidal

 


Poésie

 

OSER AIMER

 

Trois jours pour se poser, se reposer en soi

Se donner des vacances sans attente ni souci

Un voyage immobile, chemin de soi à Soi

Dans l’ouverture du cœur se relier à l’Esprit

C’est l’cadeau de la Vie, gratuitement, sans dette

Où nous sommes invités simplement par Claudette

 

Nous sommes chacun ressource, douze notes de musique

Formant une symphonie, et cependant uniques

Dans le partage, l’écoute, le respect et l’amour

Laissant se déployer l’énergie tout autour

Chacun est à sa place dans sa tonalité

Tous ensembles, résonnons l’harmonie, l’unité

 

Au départ séparé, j’ouvre seulement mon cœur

Le mental et l’ego s’intègrent dans le tout

L’amour et la présence absorbent les parties

Il n’y a rien à faire, seulement être, en tout !

C’en est fini vraiment des stratégies, des peurs

Laissons bien pétiller les cellules de la vie

 

Je goûte la présence, ma véritable essence

Vide immuable et plein de toute éternité

Des potentialités inouïes de la Vie

Les formes et les couleurs données en variétés

Sans cesse renouvelées, créations infinies

Je jouis de chaque instant, à travers tous mes sens

 

Je me prends en tendresse dans ma globalité

Mon cœur rayonne enfin, il prend soin sans cesser

Plus besoin de penser, les blessures sont pansées

J’accepte ma fêlure qui devient ouverture

Où le divin s’engouffre dans mon humanité

Qui grandit sous son aile, protection qui perdure

 

J’ose grandir et vivre, aimer est admirable

Je me laisse toucher dans ma fragilité

J’ose quitter mon armure et toutes mes stratégies

Laisser couler mon cœur dans sa fluidité

Bienfaisante, omnisciente, la source inépuisable

De l’Amour éternel, créateur de la Vie

 

En méditant ainsi, ma conscience s’étend

Au bout des univers, atomes et galaxies

Richesses illimitées, parfums d’or et de miel

Douces musiques des sphères, sur la terre comme au ciel

Je suis béatitude, gratitude tant et tant

De pouvoir partager maintenant et ici

 

*

 

30 novembre 2011, après un atelier "De soi à Soi" avec Claudette Vidal

 


VERT COMME UN CHÊNE

Le grand chêne vert des Courmettes

 

 

Depuis plus de mille ans, le grand chêne vert attend

Au pied de la paroi, majestueusement

Les petits et les grands, véritable merveille

Offrant de tout son être un abri sans pareil

 

Le temps sculpte sa vie, sa force élémentaire

Fort de ses expériences, il trouve le meilleur

De la lumière, ancrant ses racines dans la Terre

Adaptant sa croissance à l’ordre supérieur

 

Chêne, tu es témoin de tant d’impermanences

Les rois et les puissants, comme les humbles passent

Tu traverses les siècles avec belle indolence

Grand, noble et présent, sans que rien ne te lasse

 

C’est en fin d’atelier de David aux Courmettes

Journée de Pentecôte, radieuse et ouverte

Qui éveille joie profonde, vrais témoignages de vie

Délicatesse du cœur, et partage ravi

 

Nous sommes en marche vers toi, comme en pèlerinage

Pour honorer ta fougue, en dépit de ton âge

Ta sagesse, ta grandeur et ton humilité

Tu nous forces à la joie, à la simplicité !

 

Le temps est nuageux, la nature se réveille

Des brumes cotonneuses, comme d’un blanc linceul.

L’atmosphère est bien sombre en arrivant au seuil

De ton repaire feuillu, gardé par les corneilles

 

Nous sommes autour de toi, respectant en silence

Toutes tes qualités qui nous touchent le cœur

Ta présence nous comble, comme une providence

Qui pourvoie à nos manques et dissipe nos peurs

 

Tu es simplement là, miracle de la vie

Nous entamons un chant qui te tient compagnie

Et le ciel s’ouvre alors, un rayon nous unit…

Pourquoi ne pas garder cet instant de magie ?

 

Le Ciel nous a bénis, le temps est oublié

Comme un instant donné de toute éternité ;

Les grives musiciennes s’en donnent à cœur joie

Pour bien te célébrer le soleil nous reçoit

 

Nous sommes reconnaissants, par ton côté humain

Grand chêne tu nous protèges maintenant et ici

C’est l’heure de l’au revoir rendez-vous l’an prochain,

Pour tout ce que tu es reçois un grand merci

 

C’est pour toi, cher David, en cet anniversaire,

Que je veux dédier ce poème du cœur.

Tu es comme ce chêne, force tranquille et vert,

Dispensant sans compter la vie comme un bonheur.

 

15 juin 2004, en souvenir de Pentecôte 2004, aux Courmettes, pays de notre ami le chêne millénaire

 


Vénus sortant des eaux Alessandro BOTICELLI

 

VI + Eveil de la Signification

 

« Une femme émerge de la mer ; un dauphin

L’embrasse. » Cette émergence, ce « désir d’être »

M’embrase et me réveille, corps et âme, enfin.

Verdeur printanière, impulsion, élan vital

S’imposent à moi tout cru, je grandis c’est fatal ;

Après tout cet exil, il était temps de naître !

 

Une femme étrangère est mon initiatrice.

Petit garçon j’étais ; Homme suis devenu

Avec elle j’arrive à me déterminer,

Exprimer mon désir et l’assumer tout nu.

Que cette force de beauté et de joie qui est née,

Ineffable, pure et vraie, soit mon inspiratrice !

 

Il fallait que se cassent les schémas névrotiques,

Les contraintes et autres attitudes archaïques

Que je traînais encore comme des boulets de plomb !

L’alliance des sentiments et de l’intelligence

Réunis dans cette rencontre a fait diligence ;

Double éveil nécessaire à un hiver trop long.

 

O étincelle belle, merveille qui m’éveille,

Parcelle d’éternité, équilibre de Noël.

Ta flamme brûle toujours, épurée, dans mon cœur

Comme un vif torrent ruisselant de bonheur :

Accord, harmonie, en un acte fondateur,

Mystère et alchimie d’une rencontre en son heure.

 

*

2003, Extrait de L'Eveil du Faucon,

Ebook publié aux éditions Arbre d'Or